Avec Thierry Girard, chacun à notre tour, nous publions quelques mots pour accompagner la sortie de notre livre.
Jeudi 7 décembre 18h30

Chez Loco, 6, rue de Montmorency. La vitrine et les murs sont aux couleurs du livre. Des photographies de Thierry Girard sont alignées, pincées pour l’occasion (« avec de petits coussinets pour ne pas marquer le papier » dixit Éric Cez). Les amis entrent dans ce décor chaleureux préparé par Éric, Anne Zweibaum et Thomas Ménétrey. Raphaëlle Bertho est déjà arrivée. Je ne la connais pas personnellement mais je suis son travail, notamment cette année avec la superbe exposition Paysages français. Une aventure photographique (1984-2017) à la BNF dont elle assure le commissariat et la direction du catalogue (avec Héloïse Conésa). Elle a introduit notre conversation avec cette approche de notre travail (extrait) :

« C’est un livre qui, s’il est le dialogue entre deux personnes, n’est pas du tout dans l’entre-soi. Il y a beaucoup de connivence et un grand partage de références. Je l’ai trouvé très agréable à lire parce que c’est un livre vraiment ouvert, qui tisse des liens et donne envie de poursuivre sa lecture, d’en lire d’autres, ceux que vous évoquez, de lire vos blogs, de retourner dans toute la bibliographie de Thierry Girard. J’ai trouvé que l’écueil qu’on aurait pu supposer d’un dialogue épistolaire, qui aurait pu être une espèce de fermeture, et bien, vous le déjouez complètement au profit d’une dynamosité et d’un espace de carrefour. Cela donne vraiment à voir la manière dont le dialogue entre différents champs, différents mondes, différentes pratiques était enrichissant, avec un questionnement des postures physiques, intellectuelles ; un questionnement que vous faites et l’un et l’autre. Yannick Le Marec ouvre très rapidement avec l’idée de « prendre au sérieux les auteurs » et c’est le point de départ de ce dialogue pour une archéologie du paysage, une archéologie d’une pratique photographique et aussi d’une pratique historique. On va croiser très souvent cette question du travail historien et aussi du travail historique que fait le photographe… »
Après cette belle introduction, chacun prend la parole et, avec Thierry, on retrouve vite les phrases et les intonations de notre dialogue. La conversation est joyeuse. On rit par moment. Raphaëlle nous oblige à creuser certains aspects de notre propos. La matière à poursuivre notre discussion est là ; on entrevoit déjà de nouvelles perspectives.

La conversation se prolonge autour d’un verre. Avec Florence Chevallier. Et puis avec Ari Blatt, universitaire de Charlottesville (Virginie) et Raphaëlle, on discute un moment « boutique » : vie de laboratoire, publication de livres, congé sabbatique. Impression de n’avoir pas quitté notre tout petit monde.
Une belle soirée vraiment. Merci aux amis venus partager ce moment. Merci à Raphaëlle Bertho pour son implication, à Éric Cez pour sa confiance et sa publication et, évidemment, à Thierry Girard, sans lequel, sans son travail, sa curiosité mais aussi son amitié, ce livre n’aurait pas existé.
Merci aussi à Marie-France pour l’enregistrement et ses photographies.
Dans l’épaisseur du paysage est publié aux Éditions Loco (2017).
