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Extrait du livre p. 50-51 (26 janvier 2016) :

« Dans Paysages insoumis (2012), vous testez autre chose : des textes courts, en regard de l’image, qui l’expliquent historiquement et proposent parfois le raccord avec elle. Voici le premier, « Loups-garous » : des procès, des gueux, victimes expiatoires, une forme de résistance, La Valade, les chiens, un paysan, et une météorite. Et la photographie en regard : une cour de ferme, des bâtiments anciens mais pas délabrés, du matériel éparpillé, un chien, un paysan vu de loin, et l’ombre du photographe. Non seulement le texte ne ruine pas l’image mais il propose une autre dimension, une profondeur temporelle à travers une narration qui revient habilement au présent. Celui de l’image bien sûr. Certes, l’image pourrait s’en passer ; sans doute pourrait-on en faire différentes lectures, sans recours à l’anthropologie historique, sur l’isolement, la solitude, la fin des paysans. Mais ici, ça fonctionne très bien, les deux formes se rejoignent, se nouent autour de l’idée de deux intrusions, sinon réjouissantes du moins curieuses, dans ces marges limousines (évidemment, la météorite et le photographe). Texte et image résonnent de concert. »

Légende de la photographie : Ferme de La Valade, Biennac près de Rochechouart, Haute-Vienne, France, 2007 (in Paysages insoumis).